N’as-tu jamais comme moi, dans la nuit, l’été,
Vers l’espace infini, seul, aux cieux, levé le nez,
Et ces astres brillants, innombrables et esseulés
Ne t’ont-ils pas, comme moi, rassuré ou torturé ?
La lune m’étale tous ses charmes
Impudiquement, indiscrète,
Charmante petite planète,
Que de poètes tu désarmes !
Ce que la nuit perd de ne pas te connaître
Tu est faite pour y vivre, elle te fera renaître
Car la lune enivre, par ses coups en traître
Quand les étoiles t’espèrent, c’est leur façon d’être !
Tu dors ?