La Bête est blessée qui est aux abois,
La Bête est un Homme, cet homme c’est moi
La horde des « Bien-pensants », bruyante, des « Innocents »
Lâchera ses « limiers », chasseurs de liberté,
Et la mienne aujourd’hui, en fatale « Curée »
Finira déchiquetée entre leurs cruelles dents.
Pleures, pleures comme moi des larmes de sang
Toi lecteur qui assiste à la scène, impuissant,
Ou ris, ris comme eux d’un rire serein
Car le Bien dort aussi, là, en ton sein
Qui te fait plaindre la Bête, admirer l’Être
Puis dire : « vite un médecin !…non plutôt un prêtre ! »
Ce sont les vers qui me vinrent cette nuit,
Quand aux informations matinales j’entendis
Qu’ils avaient abattu un anarchiste, terroriste de surcroît …
Je ne pus m’empêcher de penser que c’était un peu sa voix.